mercredi 28 septembre 2016

Triathlon Cross Sprint de Jablines

Après avoir trainé mon cuissard sur les ARM avec les six éditions de Paris Beauvais, gouté aux joies de la rando à travers la Champagne et la Lorraine, sans oublier le SCARMPING de Pontoise à Dieppe, remonté la Loire de Nevers à Nantes, me frotter à nos voisins belges sur une course de pliants et avoir participé aux 9 heures de Longchamps; j'avais envie de gouter à quelque chose de nouveau pour moi. Un truc avec un gros engagement physique: le triathlon cross! Ça sentait la baston et la sueur, surtout si je m'engageais avec mon VTT en Single avec le jersey du SCARM sur le dos, l'ambassadeur de la mono rondelle tout de gris vêtu, quel spectacle!


Une fois que la décision était prise, il était temps de faire un état des lieus: plus de 55 ans, 92 kilos pour 1,78m; un amour pour le pédalage qui ne suffit pas à masquer de piètres qualités de coursier, des prédispositions pour la baignade à défaut d'être un bon nageur et la course à pied? Nul de chez nul. Il y avait du travail pour boucler les 400m de nage, les 11 kms de VTT et les 4 kms de course à pied sur chemins. Durant tout l'été j'ai bossé dur enchainant footing, longueurs de bassin sans oublier d'arpenter en VTT les sentiers et buttes des fouilles de Choisy. Ne voulant négliger aucun détail, puisque le triathlon était né aux USA, début septembre je m'envolais pour NYC avec 10 jours pour fignoler ma préparation: diététique, musculation et yoga.




Dimanche 25 septembre, il était temps de vérifier si cet entrainement avait été bien conduit, le VTT avec le sac de sport dans le coffre et en route A4, Francilienne, l'auto radio crachote un trop bon"Crash Like Thunder"je suis chaud. Arrivé sur la base de loisirs, je gare la voiture, pars chercher mon dossard et là celle qu'on attendait pas débarque sans crier gare, la pluie: Deux grosses heures durant elle va rincer prairies, sentiers et chemins du parcours VTT. Vient l'heure de rejoindre le parc à vélo, se 
changer et enfiler la combi de tri, génial il ne pleut plus.



     
C'est l'heure du brief avec les recommandations sur l'épreuve et on rejoint la plage. Tout va très vite  le départ est donné c'est la cohue je me fous à l'eau, ça pousse de partout, je pars à fond, oubliée la respiration en 3 temps, de bien expirer la tête dans l'eau. Rapidement je me sens oppressé, angoissé, manque plus que la créature du lac noir vienne me tirer par les pieds pour m'entrainer vers les abimes, FAUT QUE JE ME CALME!!! je vais alterner crawl et un peu de brasse pour me permettre de voir les bouées et trouver la sortie de ce bazar aquatique. À peine dehors on se met à courir pour rejoindre le parc à vélo, ne pas s'énerver, enlever la combi mettre le jersey, le casque sans oublier de fermer la jugulaire, se sécher vite fait les pieds, enfiler les chaussettes et les pompes prendre son vélo et courir jusqu'à la sortie du parc où un arbitre nous autorise enfin à monter dessus.  Allez hop hop hop, debout sur les pédales, très vite on se retrouve sur des sentiers sales, boueux et glissants, peu habitué à cet exercice j'y prends pourtant gout, le 32X16 me permet de monter les bosses pendant que d'autres martyrisent les transmissions, les 11kms de VTT j'y ai pris bien du plaisir. Retour au parc à vélo, j'accroche mon spad, me débarrasse du casque, enfile la casquette du SCARM et c'est parti pour 4kms de course à pied. Un vrai calvaire, je fais illusion les deux premiers kilomètres, les deux derniers ne sont que souffrance, je n'arrête pas de me faire doubler, c'est la Bérézina et enfin la ligne d'arrivée, 1:27:09 je ne suis pas rancunier je reviendrai c'est certain.





Pour les amateurs de chiffres: natation 400m 13:22-VTT 11kms 44:38- course à pied 4 kms 25:57, le reste du temps étant consacré à s'habiller, se déshabiller, se sécher.